A la découverte du patrimoine…

Patrimoine naturel

Adossée à la première cuesta, la commune d’Etalle bénéficie du climat gaumais qui, sur le sol marneux, a couvert un tiers de son territoire d’une magnifique forêt de hêtres et de chênes. L’eau y est aussi omniprésente et allie abondance à qualité : traversé par la Semois, le territoire regorge de sources (réputées), marais, mardelles et autres réserves naturelles qui n’attendent que votre visite.

  • L’Ilet ou Ilé

Situé le long de la route Florenville – Arlon, l’étang de l’Ilet ou Grand Etang d’Etalle fait partie du bassin de la Semois.

Ses origines remontent au XIIIe siècle. A l’époque, sa superficie touchait les limites des villages de Buzenol, Fratin et Sainte-Marie-sur-Semois et comptait plus de 50 ha.

Au cours du temps, la surface de l’étang n’a cessé de diminuer.

En 1995, la commune d’Etalle abat une partie des résineux et, pour répondre aux engagements pris dans le cadre du « Contrat Rivière Semois », aménage la zone humide et y permet l’épuration des eaux par lagunage.

Depuis sa remise sous eau, le site de l’Ilet présente une indéniable richesse faunique et floristique (nombreux oiseaux dont certaines espèces rares, migrateurs, insectes, libellules, frayères à poisson, castors, iris jaunes, violettes des marais, …). Deux cabanons en bois vous permettront de les observer en toute quiétude.

Un sentier de promenade agrémenté d’un circuit didactique vous fera également découvrir les richesses et particularités du site.

  • Les marais de Vance et de Chantemelle

Les marais de Vance couvrent près de 200 ha dans la vallée de la Haute-Semois. Plusieurs zones ont été constituées en réserves naturelles dont le marais de Chantemelle, un des plus vastes (10 ha).

Vance a été une des pionnières puisque, dès 1964, cette réserve a été gérée par les R.N.O.B.  et maintenant Natagora (site classé depuis 1972).

Les parties les plus sèches du marais de Chantemelle sont occupées par des pairies à reine des prés et les plus humides par des prairies à molinie, succise et angélique.

La couche de tourbe (autrefois utilisée comme combustible) peut atteindre 3 m d’épaisseur. Ces marais hébergent toute une mosaïque d’associations végétales : le trèfle d’eau, le comaret, la canneberge, l’airelle, les sphaignes, la parnassie, la grande douve.

Les oiseaux nicheurs les plus typiques sont le râle d’eau, la bécassine des marais, la locustelle. Ces zones humides limitent le danger des crues en hiver, alimentent les rivières et les sources en été, régulent la température en maintenant l’humidité de l’air.

  • Les Abattis

Le site des Abattis est un bras de la Semois qui s’est trouvé isolé au moment du redressement du cours de cette rivière. Toujours alimentée par des sources, une vaste zone humide s’est formée comptant divers habitats : étangs, prairies de fauche, bosquets de bouleaux et de saules. Une multitude d’espèces végétales y est présente ; de nombreuses espèces de lichens attestent de la pureté de la pureté de l’eau.

C’est un paradis pour les oiseaux : héron, martin-pêcheur, chouette, bécassine des marais, bouvreuil et autres ; mais aussi pour les papillons, libellules, batraciens et autres chevreuils, chauve-souris, rongeurs.

  • Les Mardelles

« Des mares pas tout à fait comme les autres ». Il s’agit de cuvettes plus ou moins profondes, souvent isolées au milieu des champs, des prés ou des bois de zones marécageuses que l’on rencontre sur les sols marneux de la Lorraine. Formées de façon naturelle par la dissolution du carbonate contenu dans les marnes, elles se sont remplies d’eau de pluie progressivement. Outre leur intérêt paysager, ces biotopes humides servent de refuge à une flore (gentiane, trèfle d’eau, …) et une faune (odonates, amphibiens, …) remarquablement riches. Ce sont des sites fragiles et menacés indispensables au maintien d’un maillage écologique des biotopes humides. On en trouvera de beaux exemples sur le haut de Villers-sur-Semois.

  • Les béliers

Inventé en 1870 par M. Bollée, le bélier hydraulique constitue un système de pompe à eau.

Machine à la fois motrice et élévatrice dotée d’un mouvement alternatif, son impulsion lui est donnée par la force d’une chute. L’eau mise sous pression dans le bélier provoque le refoulement d’un certain volume d’eau vers une hauteur supérieure (château d’eau par exemple).

le premier bélier bollée, utilisé dans la commune d’Etalle dès 1927, alimentait le village de Chantemelle, et avait été placé sur une chute du ruisseau de la Rouge-Eau. Il relevait 50 m³ d’eau par jour dans une conduite de 42 m alimentant le château d’eau.

Depuis l’installation en 1982 d’une pompe électrique pour la distribution publique, le bélier a été mis hors d’usage.

C’est lui qui « éclabousse » la fontaine située sur la place des chasseurs ardennais, au centre d’Etalle.

  • La forêt et les sources

La forêt qui couvre quelque 3000 des 7760 ha de la commune d’Etalle est essentiellement constituée de feuillus, hautes futaies de hêtres et de chênes. Les résineux (pins sylvestres, épicéas et douglas) sont répartis en plusieurs coupes. Leur surface est en diminution car les parties mises à blanc (bois à maturité, tempête de 1990) sont replantées avec des essences de feuillus.

La forêt gaumaise est une forêt jardinée ; on y trouve des arbres de tous les âges. Elle se régénère par elle-même, les semis naturels occupent une place libérée par l’abattage lors des coupes. Le hêtre, omniprésent, constitue la majeur partie de la régénération. On y trouve aussi des chênes et en faible quantité des érables, des bouleaux, des sorbiers, des saules ou des aulnes.

La forêt stabuloise joue un rôle de bouclier protecteur d’une nappe aquifère importante, truffée par d’innombrables sources. Elle est aussi une incitation permanente à la promenade.

La carte IGN reprenant les 13 promenades balisées et commentées est disponible au Syndicat.

Patrimoine bâti

Née de la fusion avec des anciennes entités de Buzenol, Chantemelle, Sainte-Marie, Vance et Villers, Etalle doit son nom au latin stabulum, qui désignait une écurie-relais sur la voie romaine. De ce passé antique, la commune a gardé des trésors archéologiques auxquels s’ajoutent des témoins importants de l’époque médiévale. Aux côtés de nobles châteaux, l’habitat traditionnel gaumais et le petit patrimoine donnent aux flâneries villageoise l’occasion de goûter au charme d’une vie rurale paisible et authentique.

  • La tranchée des portes

Le site de « La tranchée des portes » est un exemple caractéristiques des fortifications protohistoriques (âge du fer) que l’on peut étudier dans les parties méridionales de la Belgique.

Composé d’un rempart de 1010 m de longueur, précédé d’un fossé profond, et d’une levée de terre, haute de 3 à 4 m, large de 12 à 14 m et édifiée avec des matériaux extraits du fossé, cette fortification celtique est exceptionnelle par sa superficie (au moins cinq fois plus importante que toutes les autres places fortes de l’âge du fer en Belgique) et couvre quelques 100 ha.

Si l’on en parlait déjà au XIXe siècle, ce ne fut qu’en 1969 que des fouilles furent entamées et poursuivies dans les années 80 par le Service National des Fouilles.

  • La chaussée romaine

Chaque fois que l’administration romaine le put, elle utilisa d’anciens chemins gaulois pour en faire des chaussées. Le tracé devint rectiligne avec une assise indestructible.

La chaussée romaine reliant, au début de notre ère, les tribus des Rèmes (Reims) et celles des Trévires (Trèves) traverse tout le territoire de la commune d’Etalle, d’ouest en est.

Dénommée « Chaussée Brunehaut » à l’ouest, elle fut aménagée sous le règne de Claude, et a formé l’ossature d’un réseau routier qui va doter la Gaume d’une vitalité exceptionnelle qui perdure encore de nos jours. De ce passage ancien, Etalle a conservé la mémoire dans divers sites archéologiques mais également dans son propre nom. En effet, Etalle est dérivé du mot latin stabulum, qui signifie « écurie-relais » sur une voie importante.

  • Le patrimoine religieux

L’église de Villers-sur-Semois est l’une des plus vieilles églises de la province de Luxembourg. Classée en 1938, elle a pour patron Saint-Martin de Tours. Construite partiellement en pierre locale, le « grès de Mortinsart », elle recèle, sous l’autel chrétien, la pierre d’autel païen « Ara Romana » sur les faces de laquelle, on observe les divinités « Apollon, Hercule, Minerve et Diane ».

L’église de Vance, dédiée à Saint-Willibrord, est l’une des plus ancienne de la région. L’ancien sanctuaire, dont subsiste la tour romane (fin XIIe – début XIIIe siècle), est reconstruit en 1756 comme l’atteste l’inscription sur l’un des piliers : De novo structa fui ex aere – Toparcharum ex vansea (« a été reconstruite aux frais des seigneurs de Vance »).

L’église d’Etalle (1910), dédiée à Saint-Léger et Saint-Blaise, est de style gothique et comprend une grande nef centrale et deux petites latérales. La pointe du clocher atteint la hauteur de 43 m. Elle a remplacé l’ancienne église romane datant de 1723.

Notons aussi les églises Saint-Quirin de Buzenol, Saint-Nicolas de Sainte-Marie (et sa voûte romane) et Saint-Michel de Chantemelle.

Enfin, quelques chapelles et croix méritent également l’attention, telles les chapelles de Saint-Antoine et Notre-Dame de Beauraing à Etalle, de Notre-Dame de la Salette à Villers et Notre-Dame de Lourdes à Chantemelle.

  • Le château de la Margelle

Le château de la Margelle, appelé aussi « château des Seigneurs d’Etalle »  ou « Grosse Tour », s’aligne sur l’ancienne chaussée Reims – Trèves, à son passage au gué de la Semois. Sa construction date de 1283.

Plusieurs transformations se sont succédées, notamment au début du XVIIe siècle, suite à un incendie, de même qu’en 1843, avec un fort bâtiment de ferme ajouté au pignon du château. La dernière restauration date de 1985 – 1986. C’est à l’heure actuelle une maison privée.

  • Les châteaux fermes et manoirs

Déjà cité en 1017, le château de Sainte-Marie était probablement à l’origine une forteresse entourée de larges fossés. Flanqué de quatre tours, l’ancien château fut rasé en 1841 par le baron de Woelmont pour être remplacé par le château actuel, de style imposante villa romaine. Il fut ensuite abaissé en 1961. Sur le portail d’entrée figue le blason des Corswarem-Looz (1731).

Le château de Villers-sur-Semois est un grand quadrilatère contrastant par son ampleur avec les maisons et fermes voisines. La façade principale, d’inspiration classique, est flanquée de deux tours carrées ; des ancres y affichent le millésime 1712. L’imposant corps de logis est marqué au centre par une tour octogonale abritant une chapelle privée que coiffe une curieuse flèche d’ardoise.

Le manoir ferme Thiery forme une composition en U et apparaît comme une grosse ferme atypique de l’habitat lorrain. Son ampleur semble bien indiquer que ce fut la demeure de familles seigneuriales importantes.

Le manoir ferme du Bru était autrefois une maison forte seigneuriale entourée de murailles et de fossés alimentés par les eaux de la Semois.

  • Le petit patrimoine

La commune d’Etalle possède un riche patrimoine artisanal, civil et religieux que vous aurez le plaisir de découvrir au hasard de vos promenades. De nombreux calvaires, croix et potales vous attendent aux détours des chemins dans toute l’entité stabuloise. Pays des sources et de l’eau, Etalle et ses villages comptent également sur de nombreux ouvrages d’art liés à ce trésor : fontaines, lavoirs, pompes classées, abreuvoirs et béliers hydrauliques ornent encore nos paysages.

Une brochure éditée par le Syndicat d’Initiative en recense les attraits.

Patrimoine exceptionnel

A quelques encablures du charmant village de Buzenol, le site classé de Montauban présente sur quelques 4 ha une véritable leçon d’histoire à ciel ouvert, un écrin de verdure, d’eau et de bois où l’archéologie, la botanique, les légendes et l’art se conjuguent harmonieusement. Elu par l’homme il y a 25 siècles, ce site magique et préservé revêt un intérêt pédagogique et touristique majeur où se côtoient pour le plus grand bonheur des petits et des grands, refuge préhistorique, moissonneuse des Trévires, donjon médiéval, musée, forges, étangs et, aujourd’hui, expositions du Centre d’Art contemporain du Luxembourg belge (C.A.C.L.B.). Avec en prime, la compagnie des 4 fils Aymon et de leur cheval Bayard.

Ave viator, hic mons albanis !

  • Un site classé

En 1958, l’équipe archéologique chargée des fouilles du refuge antique de Montauban fait la découverte, quasi fortuite, d’un bas relief représentant la fameuse moissonneuse des Trévires de nos ancêtres gaulois. Rapidement, Buzenol et son site acquièrent une réputation mondiale, et font la une de la presse internationale. Classés par arrêté royal du 2 décembre 1959 « en raison de leur valeur historique, artistique et scientifique », le refuge antique et les ruines des halles des vieilles forges constituent deux monuments majeurs de l’ensemble du site, qui fut classé patrimoine exceptionnel de Wallonie.

  • Le refuge antique et le parc archéologique

Protégé par des pentes abruptes qui lui confèrent naturellement un caractère défensif, l’éperon rocheux du site haut se présente sous la forme d’un grand triangle dont la pointe, au sud, et les côtés adjacents, à l’est et à l’ouest, forment un promontoire dressé à 70 m au-dessus de la vallée du ruisseau de Laclaireau. La base, au nord, s’ouvre sur un plateau que les hommes de l’âge de fer vont barrer par une immense enceinte fortifiée de murs en maçonnerie sèche.

Ainsi protégé par la nature et l’homme, le site résistera aux invasions qui se succéderont au cours des siècles et restera occupé durant tout le Haut Moyen Age. Sa défense y sera encore renforcée par la construction d’un puissant donjon d’où les 4 fils Aymon purent accomplir leurs exploits légendaires.

Les murs dégagés par les fouilles et les panneaux didactiques qui jalonnent le site vous permettront de comprendre les raisons qui expliquent qu’aujourd’hui encore et depuis plus de 2500 ans, ce site fascine ceux qui s’y arrêtent.

  • La moissonneuse des Trévires

Dans leur hâte défensive, les constructeur de la fin de l’Antiquité et début du Moyen Age ont puisé largement dans les matériaux trouvés sur place. Les murs d’enceinte sont érigés avec des blocs de remploi, en ce compris des bas-reliefs ornant les monuments funéraires de l’époque gallo-romaine. Parmi ceux-ci, un fragment d’une scène de la vie agricole représente le vallus, moissonneuse mécanique due à l’ingéniosité de nos ancêtres gaulois.

Le bloc, mis à jour lors des fouilles de 1958, permit de visualiser la machine que, jusque là, seules les descriptions latines de Pline l’Ancien (23 – 79 PCN) et de Palladius (Ve siècle PCN) avaient permis d’imaginer. La renommée mondiale de cette découverte valent à la moissonneuse des Trévires de figurer au rang des Trésors de la Communauté française. Il s’agit même du premier trésor classé patrimoine immobilier exceptionnel en Province de Luxembourg. Bas-relief et maquette grandeur nature sont à admirer sur place.

  • Le musée lapidaire

Les blocs sculptés méritaient un écrin que, deux ans après leur découverte, l’architecte Constantin Brodsky va leur offrir en concevant le Musée lapidaire de Montauban. Regroupé au sein des Musées Gaumais qui en assurent l’animation, le bâtiment construit en 1960 est toujours considéré comme un exemple particulièrement réussi de l’architecture muséale intégrée. Au coeur du site et de la forêt, le musée tire parti des éléments naturels au sein desquels il se fond pour mieux les mettre en valeur. Ventilation permanente, grandes baies ouvertes sur le paysage forestier, toiture végétale, … un musée dont la modernité ne cesse d’étonner, à l’instar du savoir-faire de ceux qui, il y a deux millénaires, ont sculpté les pierres qu’il protège et qu’il offre à toute heure au regard des visiteurs intrigués.

Plus d’informations sur http://www.museesgaumais.be

  • Les forges

Un massif forestier riche et étendu, des rivières encaissées au débit constant permettant la création de réservoirs, Montauban réunit les conditions propices à l’exercice d’une activité sidérurgique intense. Les forges prendront leur essor au XVIe siècle, époque où fut construite la grande halle à charbon dont les ruines, classées, constituent l’emblème bâti du site bas de Montauban. En 1766, les deux fourneaux emploient près de 200 personnes. Le déclin s’amorcera ensuite pour signer la fin de l’activité industrielle du site en 1858. La maison du maître des forges, demeure privée, est une bâtisse remarquable datant de 1662. Quant aux halles et au bureau qui les jouxtent, ils connaissent une réaffectation réussie en accueillant du printemps à l’automne des expositions temporaires d’art contemporain.

  • L’étang et le cron

Ensablé au fil des ans, l’étang de retenue qui donna jadis la force hydraulique nécessaire à l’activité industrielle a retrouvé ses couleurs à la faveur de l’investissement communal et associatif. Ses digues restaurées, il accueille aujourd’hui faune et flore aquatiques d’une grande richesse et, grâce à l’échelle à poisson installée sous le bâtiment voisin, est devenu un lieu de frai apprécié de la gent piscicole. A quelques pas de là, la cascade du cron composée de tuf calcaire, constitue une curiosité naturelle autant qu’une richesse botanique dont la fragile beauté mérite toute l’attention.

  • L’art contemporain (le C.A.C.L.B.)

Depuis 2007, le Centre d’Art contemporain du Luxembourg belge suggère aux visiteurs amoureux d’art et de la nature une rencontre, un questionnement et un cheminement sans cesse renouvelés. L’alchimie et la magie qui opèrent depuis des siècles séduisent et inspirent les artistes contemporains qui y proposent des installations à la fois fugaces et percutantes. Qu’ils s’y trouvent célébrés, parés ou interrogés, la nature et le site gagnent au contact des artistes et de leur poésie une dimension culturelle nouvelle et parfaitement intégrée qui complète harmonieusement la palette de ses nombreuses richesses.

Plus d’informations sur http://www.caclb.be

Patrimoine immatériel

Au cœur de la Gaume, Etalle ne faillit pas à la réputation rieuse des méridionaux de Belgique. Les fêtes et le folklore y ont droit de cité, des kermesses traditionnelles aux animations plus récentes en passant par la tradition vivace des grands feux chassant l’hiver. Entre histoire et modernité, des 4 fils Aymon à Champenois, Etalle est le pays des sources mais aussi celui des légendes.

  • Les 4 fils Aymon

Nul ne doute que Renaud, Alart, Guichart et Richard ont fait halte à Montauban et y ont fondé le château dont les ruines et le donjon portent encore fièrement leur ombre. Poursuivis par les hommes de Charlemagne, ils s’enfuirent grâce à la force surnaturelle de leur cheval Bayard qui, d’un saut, les transporta à plus de 2 km. L’énorme pierre sur laquelle une de ses jambes retomba conserva toujours, au lieu-dit Pas Bayard, l’empreinte du sabot de l’indomptable coursier.

Une femme échappa à ce massacre et se réfugia dans les souterrains du château qui en abritaient les richesses. Elle y mourut de faim mais aujourd’hui encore, dans le murmure de la source du cron, il se raconte que plusieurs habitants de Buzenol l’ont vue, vêtue de blanc, errer parmi les ruines et détournant sans cesse ceux qui cherchaient à s’approcher du trésor. Il n’est, parait-il, possible de tromper la surveillance de la Dame Blanche que la veille de Noël, à minuit, en affrontant l’obscurité profonde, le tonnerre assourdissant et les visions de fantômes hideux qui forment le comité d’accueil. Mais malheur à celui qui se retourne ou qui prend peur… il est aussitôt entraîné dans les profondeurs de la terre où il pourra contempler le trésor mais d’où il ne reviendra pas.

  • Les grands feux

La tradition des grands feux s’était éteinte avant la Première guerre mondiale. Remise à l’honneur à Chantemelle en 1978, la « Bûle », nom patois du bûcher, se consume le dernier samedi de mars et est allumée par les jeunes mariés de l’année ou les nouveaux arrivants. Au fil des ans, la construction s’est perfectionnée, les villageois rivalisant d’ingéniosité pour monter, souvent de manière artistique, les rondins de bois au faîte desquels la sorcière et le cortège hivernal qu’elle incarne seront immolés. Etalle s’enorgueillit de compter autant de grands feux que de villages où, chaque fin d’hiver, la flamme, la musique et les douceurs réchauffent le corps et le cœur des petits et des grands.

  • La balade gourmande

La première balade gourmande gaumaise fut stabuloise. Circuit pédestre d’une dizaine de kilomètres, la manifestation qui se tient traditionnellement à l’approche du 1er mai rassemble quelques 2000 convives autour d’un menu gastronomique et régional servi au gré des étapes champêtres de l’entité. Les produits du terroir et le savoir-faire fr nos artisans y sont mis à l’honneur tandis que musiciens et conteurs égayent de leur art les champs et forêts qui prêtent leur décor bucolique à cette rencontre familiale de la découverte et de la convivialité. Les associations locales et les bénévoles fidèles lui ont permis de migrer, depuis 2002, dans tous les villages du grand Etalle.

  • Les fêtes villageoises

La grande fête ou dicâce fut longtemps une occasion quasi unique de réjouissance au sein de nos villages. Si elle reste un temps fort de la vie locale, les comités qui façonnent et animent le paysage associatif de l’entité rivalisent aujourd’hui de dynamisme et de dévouement pour organiser toute l’année des rencontres, festivités et autres réjouissances au cours desquelles l’hospitalité et la bonne humeur gaumaises peuvent s’exprimer de tout cœur. Mouvements de jeunesse, clubs sportifs et autres associations villageoises proposent ainsi à tous ceux qui souhaitent passer un bon moment concerts musicaux, représentations théâtrales, expositions, promenades découvertes, activités physiques, challenges et autres rassemblements qui  n’attendent que votre participation et votre enthousiasme (fête des Sarassins, journée du mouton, diverses fancy-fairs, …).

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